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Les soirées interprétariat

Depuis 2016, l’Orspere-Samdarra organise, avec le soutien de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, des actions de formation et de sensibilisation sur l’interprétariat en santé.

Inscription en cours

L’Observatoire organise des soirées à destination des interprètes-médiateurs. Chaque soirée débutera par une intervention thématique suivies d’un temps d’échange convivial sur les pratiques professionnelles de l’interprétariat en lien avec l’intervention. 

Les soirées interprétariat sont organisées en présentiel (dans les locaux de l’Orspere- Samdarra, CH Le Vinatier, Lyon-Bron) et en distanciel (par visioconférence).

Les inscriptions aux soirées interprétariat sont gratuites. Elles ouvriront 1 mois avant la date indiquée.

Programme des soirées interprétariat

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Première soirée : « Prendre soin de soi, un défi pour les interprètes », le jeudi 23 novembre, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)

Intervention de : Ada-Luz Duque, interprète professionnelle, responsable du DU Dialogues, Orspere-Samdarra

Le métier d’interprète confronte les professionnels à situations parfois complexes, à de nombreuses difficultés et à des souffrances. Toutefois, les interprètes ont parfois des difficultés à identifier et à comprendre ce qui les affecte et comment ils peuvent prendre soin d’eux. Cette soirée permettra de discuter des divers éléments qui peuvent avoir un impact sur les pratiques, les comprendre et échanger sur les ressources possibles.

Deuxième soirée : « Regards croisés sur les compétences des interprètes à travers la formation et l'expérience de terrain », le jeudi 14 décembre, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)

Intervention des anciens étudiants ayant été diplômés du DU Dialogues :

  • Amra Alilovic, interprète professionnelle
  • Abdelmonem Mohamad, interprète professionnel
  • Sophie Boullu-Chataigner, interprète professionnelle

Intervenir dans les domaines de la santé mentale, du social, du médical et de la justice auprès des personnes concernées par la migration requiert des compétences et des savoirs faire très spécifiques. Malgré tout, ce métier est encore peu connu et les formations sont peu nombreuses.

À travers le regard de trois interprètes aux parcours de différents (formations classiques, spécifiques et sur le terrain), nous allons échanger et essayer de comprendre comment les expériences de terrain et les formations sont tout autant importantes dans nos pratiques.

Troisième soirée : « Interprétation et médiation en situation de crise : au-delà de la norme ? », le jeudi 18 janvier, de 18 h 30 à  20 h 30 (en présentiel et en visioconférence)

Intervention de : Anne Delizée, traductologue, chargée de cours à la Faculté de traduction et d’interprétation de l’Université de Mons (Belgique)

L’actualité nous rappelle tristement que l’interprète et le·la· médiateur·rice interculturel·le sont de plus en plus souvent appelé·e·s à intervenir en situation de crise : conflit armé, arrivée en masse de réfugiés, pandémie, cristallisation des tensions dans les territoires frontaliers… Quelles activités (non) discursives sont-elles susceptibles de se déployer pour faire face aux enjeux de l’urgence ? Par quels facteurs sont-elles déclenchées ? Quels effets entraînent-elles sur la perception du rôle du tiers traduisant ?

Quatrième soirée : « Accompagner l’intime et la pudeur : les violences sexuelles », le jeudi 15 février, de 18 h 30 à 20 h 30 (en présentiel)

Intervention de : Séverine Masson, psychologue, centre Essor, Forum réfugiés

Les personnes migrantes accueillies dans le champ de la demande d’asile ont, pour la plupart, subi des violences intentionnelles, des persécutions, des situations collectives ou individuelles de privation. Ainsi, quitter leur pays était nécessaire afin qu’elles puissent survivre, physiquement ou psychiquement.

Toutes les formes que peuvent prendre ces violences sont une atteinte aux croyances intimes : à l’intime conviction, à l’identité et à l’intimité profonde… Cette soirée nous permettra d’aborder l’articulation entre le politique et l’intime, celle-ci étant particulièrement illustrée par les violences sexuelles.

L’interprète en tant que passeur étant au plus proche des mots et des maux, peut se trouver en difficulté lorsque les sujets de l’intime sont traités. En effet, cela provoque également des sentiments de honte, de pudeur, de mise à nu, de gêne. Ces derniers sont par ailleurs exacerbées dans les enjeux intersubjectifs inhérents au dispositif groupal, voire même les enjeux communautaires du côté de l’interdit et du transgressif, ainsi que les rapports identificatoires touchant à l’intime de chacun des protagonistes.

Nous échangerons tout d’abord sur la pratique des interprètes qui interviennent dans le cadre de suivis psychologiques, de l’expérience, mais aussi des recommandations existantes. La discussion permettra de partager des situations et des vécus de chacun.

Cinquième soirée : « Interprètes et psychologues : une nouvelle pratique professionnelle commune en devenir » , le jeudi 14 mars, de 18 h 30 à 20 h 30 (en présentiel)

Intervention de : Serena Tallarico, psychologue chercheuse et formatrice à l’Orspere-Samdarra, anthropologue de la santé, Docteure en psychologie, enseignante chercheuse ATER en psychologie clinique, Université Paris 8

L’accueil des personnes concernées par la migration et la nécessité de faire appel aux interprètes modifie la pratique des soignants. Il est évident que l’émergence d’une nouvelle pratique professionnelle commune et innovante a lieu, mais il est indispensable qu’elle soit dialoguée et construite entre les soignants et les interprètes. Cette soirée propose aux soignants et aux interprètes un temps d’échange et de rencontre, afin de discuter de nouvelles façons de travailler ensemble et d’échanger sur les pratiques.

Sixième soirée : « Santé mentale et trauma », le jeudi 11 avril, de18 h 30 à 20 h 30 (en présentiel)

Intervention de : Morgan Fahmi, psychiatre à la Pass du CH Le Vinatier, Orspere-Samdarra

Lors de ce temps d’échange, nous aborderons du contenu théorique sur le psychotraumatisme en contexte de migration. Nous percevrons ainsi ses conséquences sur la vie quotidienne des personnes concernées et sur leurs procédures administratives. Nous verrons également comment les conditions de vie dans le pays d’accueil impactent la santé mentale des personnes concernées par la migration et quelles sont les défis des interprètes dans cet accompagnement.

Soirée en présentiel au sein du CH Le Vinatier (Lyon-Bron)

Septième soirée : « L'interprète co-thérapeute dans l'espace thérapeutique » , le jeudi 2 mai, de 18 h 30 à 20 h 30 (en présentiel)

Intervention de : Muriel Montagut, psychologue clinicienne, Centre Frantz Fanon

L’intervention présentera tout d’abord le centre de soins et de ressources Frantz Fanon (Montpellier), spécialisé dans l’accompagnement des personnes en situation d’exil en souffrance psychique. Nous aborderons ensuite la place de cothérapeutes occupées par les interprètes au sein de la structure, mais aussi les espaces de formation et d’échange nécessaires (sur la clinique de l’exil, ou sur la prise en charge spécifique de patients ayant subis des actes de torture, par exemple) pour que cette place puisse être investie en tant que telle.

Soirée en présentiel au sein du CH Le Vinatier (Lyon-Bron)

Huitième soirée : « Comprendre les difficultés des mineurs non accompagnés », le jeudi 23 mai, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)

Intervention de : Sydney Gaultier,  PhD en psychologie clinique et pathologie, psychologue associé à l’Unité Transculturelle de l’Enfant et de l’Adolescent, CHU Vaudois (Lausanne) et  Tariq KAKAR, Interprète et médiateur interculturel, Certification au niveau fédéral (Suisse) et Cisoc (Canada) Suisse

Exposés à de nombreux risques, avant leur départ, durant la migration et à leur arrivée, les mineurs non accompagnés sont très vulnérables. Ils sont par la même susceptibles de développer un problème de santé mentale. Cette vulnérabilité peut se complexifier car leurs trajectoires migratoires s’inscrivent dans une étape développementale fragile. La formation de leur identité pourrait être impactée par les expériences traumatiques qu’ils ont traversées. De plus, ils doivent s’adapter, dans leur pays d’accueil, à une culture nouvelle sans aucune certitude quant à leur futur dans ce pays. Cette immersion dans un lieu nouveau pourrait, elle aussi, être source stress. Comment comprendre et intervenir auprès des mineurs non accompagnés ?

Le lien de la visioconférence vous sera envoyé par mail. 

Neuvième soirée : « Postures de l’interprète face aux mineurs non accompagnés », le jeudi 6 juin, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)

Intervention de : Minsung Kim-Vivier, Docteure en psychologie, psychologue clinicienne à la consultation transculturelle CHU de Bordeaux/Ethnotopies

Les interprètes travaillant dans des consultations psychologiques ne remplissent pas uniquement un rôle d’agent linguistique. Ils adoptent différentes postures selon leur implication subjective et leur compréhension de l’enjeu de la consultation. Après une présentation de la consultation transculturelle (CHU de Bordeaux/Ethnotopies), l’intervenante proposera plusieurs niveaux d’analyses du contre-transfert des interprètes intervenant auprès des mineurs non accompagnés (MNA). Nous discuterons sur la posture de l’interprète qui se comprend dans une complexité, en prenant compte son aspect dynamique et évolutif.

Le lien de la visioconférence vous sera envoyé par mail. 

Huitième soirée : « Comprendre les difficultés des mineurs non accompagnés », le jeudi 23 mai, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)
Le jeudi 23 mai 2024 de 18h30 à 20h30
visioconférence
INSCRIPTION EN COURS
Neuvième soirée : « Postures de l’interprète face aux mineurs non accompagnés », le jeudi 6 juin, de 18 h 30 à 20 h 30 (en visioconférence)
Le jeudi 06 juin 2024 de 18h30 à 20h30
Visioconférence
INSCRIPTION À VENIR