Intervention de Charles Di, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien à l’hôpital Jean-Verdier (Bondy), chargé d’enseignement à l’Université catholique d’Angers, à Paris 8 et à l’Université catholique de Lille.

À partir de sa thèse en psychopathologie soutenue en 2011 sous la direction de Marie Rose Moro, Charles Di explore la manière dont les traumatismes psychiques s’expriment la nuit chez les personnes migrantes.

Ses travaux montrent que les manifestations nocturnes ne se limitent pas aux cauchemars, mais peuvent prendre la forme de frayeurs, d’apparitions, de sensations de présence, de transes ou d’attaques nocturnes, souvent perçues comme les plus difficiles à vivre.

Ces phénomènes sont étroitement liés aux représentations culturelles de la nuit, du monde invisible, des figures protectrices ou persécutantes et des formes culturelles du rêve. Ils constituent un espace privilégié où se rejouent, se condensent et tentent parfois de se transformer les traces traumatiques de l’exil.

L’intervention propose de penser la nuit comme un objet clinique à part entière. Elle invite les professionnels à écouter et à travailler ces manifestations nocturnes non seulement comme des symptômes, mais aussi comme des récits et des formes culturelles de traitement du traumatisme.

Cette soirée clinique offrira des repères pour accueillir ces expériences, comprendre leur codage culturel et les intégrer dans l’accompagnement psychique des personnes migrantes.

Le jeudi 22 janvier 2026 de 18h30 à 20h
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