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Santé mentale et demandeurs d’asile en Région Rhône-Alpes, Modalités cliniques et interpartenariales.

Christian LAVAL
Valérie COLIN

Année de publication : 2005

Type de ressources : Rapports - Thématique : Demandeurs d'asile, PUBLIC MIGRANT, SANTE MENTALE

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S’intéresser au vécu des personnes en situation de demande d’asile met sur le devant de la scène sociale des personnes blessées, des situations de souffrance extrême souvent invisibles dont la société ne sait que faire. Faut-il creuser plus profond aux racines de ce qui a fait et fait encore mal ? Comment témoigner sans trahir ? Comment rendre compte sans compter ? Comment ne pas pathologiser l’expérience du mal radical ?

Vouloir identifier les processus qui portent atteinte à la vie psychique des personnes qui ont échappé aux violences et aux sévices, conduit à tenter de mesurer l’étendue d’une déchirure indicible du monde humain « là bas » mais oblige aussi à préciser les conditions à partir desquelles peut se fabriquer un accueil non pathogène « ici ».

Dès lors, comment ne pas rendre compte de la part d’ombre de l’action publique telle qu’elle s’applique sur le terrain aujourd’hui ? Cette recherche-action participe pleinement d’une authentification de ses défaillances en ce domaine. Ayant pour objectif initial, l’amélioration de la santé mentale et de l’accès aux soins des personnes en situation de demande d’asile, un autre objectif est apparu peu à peu indispensable au décours de la recherche : l’analyse des effets visibles et énonçables des vécus subjectifs douloureux des personnes et des groupes, au-delà de ce qui ne peut être dit, de ce qui est dénié, au-delà d’une logique d’action qui saisit des dossiers et des flux de circulation,. Qu’il s’applique aux demandeurs d’asiles mais aussi aux accompagnants/intervenants, notre projet a aussi consisté à objectiver des mouvements subjectifs insistants, récurrents, dans un champ de pratique où la rencontre avec l’autre est trop souvent bornée par l’injonction publique suivante : circulez, il n’y a rien à voir, rien à dire, rien à éprouver !!

Venant en écho au déni collectif sur la manière dont sont (mal) traitées les personnes en demande d’asile, notre activité de recueil des données s’est trouvée prise au centre d’une pratique sensible dont de nombreux acteurs de terrain témoignent qu’elle rend « fous » ! L’injonction paradoxale est ici une pratique ordinaire. (…)

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