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Les effets cliniques de la souffrance psychique d’origine sociale. [Dossier] Souffrance et Société (09). Mental’idées (11). L.B.F.S.M.

Jean FURTOS

Année de publication : 2007

Type de ressources : Articles scientifiques - Thématique : SANTE MENTALE, Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC PRECAIRE

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Les psychiatres et les psychologues n’ont pas nécessairement la légitimité et la capacité de « faire » la santé mentale, surtout si cette dernière ne se résume plus à une reprise euphémisée de la psychiatrie, futelle citoyenne, et si elle doit être revue et corrigée à l’aune de la précarité. Je précise, en ce qui me concerne, que ma position à l’Orspere-Onsmp, avec mes collègues psys et non psys, consiste essentiellement à travailler avec ceux qui travaillent en première et en seconde ligne de cette santé mentale au sens large, et qui sont pour partie des praticiens non soignants prenant soin de leurs concitoyens au sein de leur professionnalité : travailleurs sociaux, bailleurs et tant d’autres, sans compter l’implication des élus.

Pourtant, on ne comprendrait pas la défausse des cliniciens psys s’ils renâclaient à amener une contribution consistante aux pratiques de ce champ, en vertu de leur compétences et de la manière dont ils intègrent la complexité des partenariats en ce domaine : au-delà de l’hétérogénéité des rôles et des professions, comment ne pas voir une convergence des processus et des objectifs ?

C’est dans cet esprit que je présente une contribution sur les effets cliniques de la souffrance psychique d’origine sociale.

Pourquoi « effets cliniques » ? Parce qu’un contexte qui reste à définir, celui de la précarité, a des effets psychiques, à différencier d’une perspective étiologique ou causaliste de nature médicale.

Pourquoi « souffrance » ? Parce qu’il s’agit d’un mot de sens commun qui n’a pas besoin d’être défini et qui ne se déduit pas d’une localisation anatomique, comme la douleur organique d’une rage de dents ou d’un rhumatisme chronique ; il s’agit d’une douleur d’existence, d’une souffrance qui peut certes accompagner une douleur organique mais aussi l’humiliation, le mépris social, ou pire l’indifférence. (…)

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