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Animer un atelier de conversation pour panser les blessures de l’exil. Réflexions autour des dispositifs psychosociaux portés en Isère par ces « autres professionnels du soin psychique »

Julie REYNIER

Année de publication : 2022

Type de ressources : Mémoires et thèses - Thématique : PUBLIC MIGRANT, SANTE MENTALE, TRAVAIL SOCIAL

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INTRODUCTION

« A la Maison des Habitants, je me sens très bien car je soulage le stress, je passe du temps à parler avec des amis, j’ai de nombreuses occasions d’apprendre la langue française ».
Majlinde, Albanie

Au fondement de ce travail de recherche s’est posée une question personnelle : comment tenter de prendre soin de la santé psychique des personnes en situation d’exil ou de migration sans être professionnelle du soin ? Est-ce possible ? Est-ce légitime ? De prime abord, prendre soin de la santé psychique relève des compétences bien spécifiques détenues par les psychiatres, les psychologues, les psychothérapeutes, par ces professionnels formés souvent durant des années aux problématiques propres à ces personnes rencontrées. C’est en posant le regard sur une activité bénévole a priori anodine, un atelier de conversation auquel j’assistais tous les mardis matins depuis mon arrivée à Grenoble en septembre 2021, que ces questionnements ont émergé. Le Café international est un dispositif simple, reposant sur le principe d’un accueil inconditionnel, gratuit et régulier, destiné à toute personne étrangère désireuse de perfectionner son français et de venir à la rencontre d’autres personnes et d’autres cultures ; c’est ainsi qu’il se définit a priori. Puis en le fréquentant semaine après semaine, en rencontrant Majlinde et bien d’autres participants et en recueillant leur parole, s’est posée la question de ce que ce dispositif pouvait, au fond, représenter pour chacun. Face aux traumatismes de l’exil, à la perte de repères, de l’identité, de l’estime de soi, une telle rencontre hebdomadaire pouvait-elle aider à surmonter la douleur ? Face au déracinement du départ d’un pays, aux violences de la route migratoire puis au dénuement des conditions de vie proposées par le pays d’accueil, cette simple matinée pouvait-elle contribuer à alléger les souffrances ? (…)

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