Résumé
Alors que je marche comme citoyenne solidaire depuis 2023 avec « En passant par les calanques », j’ai remarqué la participation minoritaire mais constante de femmes de plus de 50 ans issues de l’immigration et de femmes dont les parents sont issus de l’immigration aux randonnées proposées dans les massifs environnant Marseille. Elles ont exercé dans les métiers du care, généralement comme auxiliaires de vie et aides ménagères. Elles sont aujourd’hui à la retraite ou en maladie.
Le projet En passant par les calanques, basé sur l’intervention psychosociale par la nature et l’aventure (IPNA), permet à des personnes concernées par des troubles psychiques ou l’exclusion sociale de vivre des expériences partagées en nature.
A partir d’une série d’entretiens semi-directifs réalisés auprès de ces femmes et de l’équipe de facilitation, de la tenue d’un journal de terrain lors d’une dizaine de marches, j’ai cherché à comprendre leurs motivations et les effets produits par le projet sur leur santé physique et mentale.