Résumé
Les soins apportés aux patients allophones ayant vécu un psycho-trauma sont un défi pour les professionnels de santé. La barrière linguistique et le recours à l’interprétariat nécessitent l’usage d’outils comme le téléphone en consultations médicales. Ainsi, le récit traumatique peut être complexifié ou favorisé par l’usage du téléphone. Le récit est un élément fondamental pour le soin et le mécanisme thérapeutique.
Ce mémoire explore les différents enjeux de la communication liés à l’accompagnement des patients allophones confrontés au psycho-trauma.
À travers l’analyse des entretiens réalisés auprès de trois publics distincts, il met en lumière les limites et les potentialités de l’interprétariat ainsi que l’impact du récit différé et du temps de traduction avec le rôle du téléphone comme outil de médiation. L’objectif de ce travail de recherche est d’essayer de comprendre comment ces facteurs influencent l’accompagnement du public migrant et allophone.