Résumé
Les femmes migrantes sont de plus en plus présentes dans nos maternités, et l’on observe des complications, autour de la naissance, plus importantes chez ces patientes. Quel est le regard du personnel hospitalier vis -à -vis de ces femmes en situation d’exil? Est-ce que les soignants d’une maternité de niveau 3, arrivent à accompagner au mieux ces femmes, dans leur maternalité?
Etude qualitative, type observation participante et association verbale, menée auprès du personnel soignant de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron, dans l’est Lyonnais.
On découvre qu’un racisme explicite existe dans nos hôpitaux, mais aussi un racisme implicite et une peur de l’Autre, qui amène à une différenciation dans les soins. Un esprit colonisateur règne encore, de bienfaiteur et de bon soignant.
Les équipes soignantes ont parfois du mal à faire une place à l’interculturalité, faute de temps, de moyens et de connaissances. Et se heurtent aux manques de l’institution.
L’hôpital reste un des derniers lieux de sécurité pour ces femmes, dans les pays d’accueil. A nous, soignants, avec l’aide de l’institution, de garder une humanité au coeur de cette médecine et de nous adapter à chaque parcours de vie, afin de garantir le meilleur accueil pour la mère et son nouveau-né.